Une muse nommée Afrique

real slots online style="font-weight: 400;">‘Une muse nommée Afrique’ nous invite à appréhender la vision de deux femmes artistes pour lesquelles l’Afrique et son peuple représentent une puissante source d’inspiration.

Dans l’œuvre de Margaret Mann, nous pouvons ressentir que la rencontre avec le mode de vie africain a engendré chez l’artiste, l’émergence d’une esthétique photographique particulière. Dans ses portraits de la communauté locale Kényane, elle capture ses sujets dans une immobilité naturelle au moyen d’éclairs blancs utilisés de manière accessoire ou comme toile de fond. Dans cette inversion des codes de la sculpture classique grecque, obscurité et lumière sont juxtaposés pour créer un effet d’intemporalité. Le sentiment de l’artiste est univoque, sa passion palpable : « L’Afrique diffuse une lumière unique au plus profond des cœurs et enflamme le désir d’une quête – d’un voyage intérieur d’authenticité et de vérité. »

Si la présence physique de l’Afrique et de son peuple exerce une influence indéniable sur la production artistique, qu’en est-il des personnages de Catherine Starkman, littéralement créés ‘Out of Africa’ – elle n’y est jamais allée. Elle nous présente ses grandes peintures, silhouettes et portraits africains chargés d’émotion, thème qu’elle avait déjà commencé dans son atelier de New York dans les années 2010.

Elle nous explique que « cela lui permet d’aborder les thèmes qui lui sont chers: celui de l’inégalité, de l’injustice, du racisme… c’est aussi pour admirer la beauté et parler de l’existence de l’autre, celui qui n’est pas nous » et que « c’est un langage qui lui permet d’énoncer une forme de discours artistique, philosophique et métaphorique ».

Lorsque l’auteure Isak Dinesen (Karen Blixen, Out of Africa) a écrit que « la découverte des races noires fut un élargissement magnifique de (son) monde », elle a ainsi reconnu sa grande dette créatrice envers l’Afrique et ses habitants. Sa période africaine a duré toute sa vie. Tel fut aussi le cas de Picasso dont les « émotions artistiques les plus profondes » sont nées de sa rencontre avec les sculptures rigoureusement simples d’un prêtre africain.

Leur objectif n’est ni politique ni altéré par l’érotisme, le romantisme ou le colonialisme – caractéristiques courantes du répertoire artistique historique africain. Au contraire, ils cherchent tous à nous entraîner dans le dialogue intime et immédiat entre l’artiste et son sujet, l’observateur et l’observé. Et ce faisant, ils célèbrent, comme nous devrions le faire, l’Afrique et son énergie, ses traditions et son humanité.

Eng

‘Une muse nommée Afrique’ invites us to consider the vision of two female artists for whom Africa and her people are a powerful source of inspiration.

In the work of Margaret Mann, one senses that the encounter with the African model has engendered the emergence of a particular photographic aesthetic. In her portraits of the local Kenyan community, she captures her subjects in natural stillness with flashes of white as an accessory or backdrop. In this inversion of classical, Greek sculpture, darkness and light are juxtaposed to timeless effect. The photographer’s sentiment is unequivocal, her passion palpable : « Africa casts a unique light at the core of one’s heart, igniting a quest – an inner journey of authenticity and truth. »

If the physical presence of Africa and its people exerts an undeniable influence on artistic output, what of the figures of Catherine Starkman, created quite literally ‘Out of Africa’ – she has never been there. Her large-scale, deeply emotional paintings include both African portraits and figures and revisit a theme she had already started to touch on in New York from 2010 onwards.  

These works allow me to examine themes that matter to me – inequality, injustice, racism. They also give me a way to study the beauty and the existence of the other, someone different, and through this to elaborate a form of artistic discourse that is also both philosophical and metaphorical.” 

When the author Isak Dinesen (Karen Blixen) wrote that « the discovery of the dark races was a magnificent enlargement of all (her) world », she acknowledged her vast creative debt to Africa and its people. Her African period lasted a lifetime. So too Picasso, whose « deepest artistic emotions » sprang from his encounter with the rigorously simple sculptures of an African priest.

Their aim is neither political, nor tainted by eroticism, romanticism or colonialism – characteristics common to the historical African artistic agenda. Rather, they all seek to draw us into the intimate and immediate dialogue between artist and subject, the observer and the observed. And in so doing, they, as should we, celebrate Africa, its energy, its traditions, its humanity.

 

Prix d’entrée aux deux expositions :
Tarif plein : 8 €
Tarif réduit (demandeurs d’emploi, étudiants et membres) : 6 €
Gratuité pour les porteurs du City Pass Aix-en-Provence et les enfants de moins de 12 ans