ROLAND ROURE

Roland Roure

Roland Roure est né en 1940. Il expose ses premières sculptures chez Robert Delpire à Paris en 1974. Il se définit comme un « constructeur de best online casino usa machines ludiques, à bruits, à couleurs, à feu d’artifice, à vent, à eau : carnavalesques ». Ses sculptures renouent avec toute une tradition d’art populaire. Ses personnages sont des équilibristes, des héros mythologiques, des pêcheurs mais aussi des liseuses, des mères avec leurs enfants ou des couples enlacés. Découpées dans de fines plaques de tôle, sans assemblage ni soudure, ou composées de fil de fer, les sculptures au moindre souffle d’air se mettent en mouvement et nous révèlent un monde infiniment poétique. Il décrit lui-même son travail comme une jonglerie entre les souvenirs d’enfance, les pages du dictionnaire, et l’art populaire, la chose qui l’émeut le plus.

Depuis les années 80, de grands musées et institutions ainsi que de nombreuses galeries montrent ses oeuvres en France et à l’étranger :

Musées et centres d’art:

Musée des arts décoratifs, Paris: La crèche animée

Musée d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris: Fil de fer et fer blanc; Artiste-artisan

Musée d’art moderne, Troyes: la crèche animée

Musée Réattu, Arles: La nuit, le jour

Musée des arts et traditions populaires, Paris

Musée des Beaux-arts, Angers: la crèche animée

Chateau-Musée, Dieppe

Musée Ingres, Montauban

Musée-chateau, Annecy: la crèche animée

Centre d’art contemporain, Besançon

Espace des arts, Châlon-sur-Saône

Maison du Livre de l’Image et du Son, Villeurbanne

Espace Cloître Saint-Louis, Avignon

Espace 13, Galerie d’art du Conseil général des Bouches du Rhône, Aix-en-Provence

Centre de création pour l’enfance, Tinqueux

Centre de recherche de l’Opéra de Paris: décors de ballet

Compagnie Jean Gaudin: décors de ballets

Théâtre du Chatelet, Paris: décors de l’opéra Treemonisha de Scott Joplin

Péniche Opéra, Paris: décors pour l’opéra Mare nostrum de Mauricio Kagel

 

Musée Schloff Wilhhelmsburg, Schmalkalden, Allemagne

Museum Schlob-Moritzburg, Zeitz, Allemagne

Musée de Guissen, Allemagne

Centre culturel de Donnenberg, Allemagne

Kunsthalle, Darmstadt, Allemagne

Kunsthandlung Welker, Heidelberg, Allemagne

Festival de la marionnettes, Saarbrücken

Musée des Arts décoratifs, Lausanne, Suisse

Musée d’Art moderne, Liège, Belgique

Maison de la culture, Namur, Belgique

Poppenfestival, Dommelhaf, Neerpelt, Belgique

Festival du théâtre d’objets, Danemark: la crèche animée ; spectacle pyrotechnique: la mariée au septième ciel précédé des six autres

Musée d’art moderne, Aspen, Etats-unis: spectacle pyrotechnique: la mariée au septième ciel précédé des six autres


Les galeries, en France:

Librairie galerie Les Trois Ourses, Paris

Galerie Robert Delpire, Paris

Galerie Caroline Corre, Paris

Galerie Béatrice Soulié, Paris

Galerie Eonnet Dupuy, Paris

Galerie Richard Nicolet, Oppède-en-Lubéron

Galerie La Tour des Cardinaux, L’Isle sur la Sorgue

La Fabrique du Pont d’Aleyrac, Saint-Pierreville, Ardèche

Galerie Mirabilia, Lagorce, Ardèche 
 

et à l’étranger:

Galerie Norbert Haun, Francfurt, Allemagne

Marktex, Kronberg, München, Hamburg, Köln, Allemagne

Galerie Godula Buchholz, München, Allemagne

Galerie Helga Hofman, Amsterdam, Pays-bas

Galerie D’Theeboom, Amsterdam, Pays -bas

Galerie Weilinger, Salzburg, Autriche

Galerie Noëlla G., La Neuveville, Suisse

Salon d’art, Bruxelles, Belgique

Galerie Marchetti, Bruxelles

Gallery Neumann Marcus, Dallas, Palo Alto, Etats-Unis

The Gallery of applied arts, New-York, Etats-unis

Textes

Suite du texte de la 1ère page

Lieu d’enfermement, d’abandon, de perte, labyrinthe dont je suis à la fois prisonnier et gardien. Je n’y fais pas ce que je veux mais plutôt ce que je peux. Lieu où les vides valent mieux que les pleins. Lieu où se dilue le temps, où il se cristallise en sculptures qui sont portes énigmatiques offrant une possibilité de passage d’un espace à l’autre quand tout va bien, ou quand tout va mal, se ferment sur un cul-de-sac entêtant.L’atelier est un chaos où j’essaie de fabriquer de l’ordre dans les décombres créés en cherchant la sortie aussi proche qu’improbable, et que je redoute. L’addition de mes essais d’envol est une soustraction de place. Où je me bats avec le temps sur lequel je gagne, puisqu’il me rapproche chaque jour davantage de ma libération. Que j’y fasse quelque chose ou rien, d’ailleurs. C’est donc le lieu de refuge, où l’assiégé barricadé, embusqué, résiste. La désespérance contient l’espérance. C’est finalement le lieu de retournement où le travail met la tête à l’envers et permet de rêver à la lune sous les jupes de la nuit.
Roland Roure, Salon d’art, Bruxelles, 2006

Roland Roure est à la fois Dédale, l’ingénieux inventeur et le père d’Icare, et Papageno, l’oiseleur emplumé à la flûte enchantée et aux clochettes magiques. Il jongle avec les souvenirs d’enfance autant qu’avec les courants d’air et la mythologie.Ses ciseaux découpent la tôle pour la déployer à la manière dont Matisse entraînait dans une ronde les formes de papier qu’il détourait. Comme Picasso sculpteur, Roland tire du hasard des figures animées, mais pour en construire des équilibres qui à l’image de la vie ne tiennent qu’à un souffle et à la courbure d’un fil de métal.Il faut éviter la chute, et pour cela confier sa précarité aux ailes du désir. A une légèreté, une grâce mozartiennes à même d’enlever le grave et le trivial jusqu’au chant. Rien ne doit se perdre.« Aujourd’hui, je deviens lentement un sculpteur », disait, en 1988, Roland Roure.

Jean Planche, texte de présentation de l’exposition à la Galerie Mirabilia, Lagorce, 2007