ROLAND ROURE

Roland Roure

Roland Roure naît en 1940 à La Loupe, en Eure-et-Loire. Très tôt, il privilégie son activité artistique et crée de petits personnages en équilibre, mobiles et gracieux, aux tendances presque cubistes. «Je considère la forme “jouet”comme le poète considère la forme “sonnet”, comme le peintre la “peinture à l’huile”, un moyen d’expression». Roland découpe et façonne la tôle, le fil de fer, les boîtes de conserve… et réalise des figurines qui prennent leur envol et évoluent dans un espace ouvert. L’artiste travaille sur le thème de la mer, de la maternité, ou encore de la séduction amoureuse. La couleur best online casino usa toujours présente donne vie à ses créations: funambules, marins, couples amoureux… entraînent le spectateur dans un voyage poétique et redonnent vie à ces matériaux déchus.

En 1974, il expose ses premières oeuvres dans l’atelier parisien du publiciste Robert Delpire. En trente ans, le sculpteur a déjà exposé dans de nombreux musées, en France et à l’étranger, comme le musée des Arts décoratifs de Paris, le Centre Pompidou ou le musée d’Art moderne d’Aspen, dans le Colorado. L’artiste puise dans la littérature mythologique et dans ses souvenirs de jeunesse. Il est un «constructeurde machines ludiques, à bruits, à couleurs, à feux d’artifice, à vent, à eau : carnavalesques ». Le moment de la création, dans son atelier, est un moment de réflexion méditative: «Lieu d’enfermement, d’abandon, labyrinthe dont je suis à la fois prisonnier et gardien. Lieu où se dilue le temps, où il se cristallise en sculptures quisont des portes énigmatiques offrant une possibilité de passage d’un espace à l’autre quand tout va bien, ou, quand tout va mal, se ferment sur un cul-de-sac entêtant ». Car il est aussi poète, et ses textes nous parlent de sa vision de l’art. En 2015, le musée du jouet de Riehen, en Suisse, a exposé les sculptures de l’artiste. Fin 2016, il exposait en Arles certaines de ses oeuvres, exposition intitulée: «L’Homme-animal: Sculptures et peintures de Roland Roure». Aujourd’hui, un grand nombre de ses sculptures estexposé et conservé à la galerie Mirabilia, à Lagorce en Ardèche.

Roland Roure nous emporte dans son univers d’équilibriste, fabuleux et singulier. Ses sculptures légères et colorées s’animent sous le vent et dévoilent un monde infiniment poétique.

Depuis les années 80, de grands musées et institutions ainsi que de nombreuses galeries montrent ses oeuvres en France et à l’étranger :

Musées et centres d’art:

Musée d’art moderne, Aspen, Etats-unis: spectacle pyrotechnique: la mariée au septième ciel précédé des six autres


Les galeries, en France:

 

et à l’étranger:

SThe Gallery of applied arts, New-York, Etats-unis

Textes

Lieu d’enfermement, d’abandon, de perte, labyrinthe dont je suis à la fois prisonnier et gardien. Je n’y fais pas ce que je veux mais plutôt ce que je peux. Lieu où les vides valent mieux que les pleins. Lieu où se dilue le temps, où il se cristallise en sculptures qui sont portes énigmatiques offrant une possibilité de passage d’un espace à l’autre quand tout va bien, ou quand tout va mal, se ferment sur un cul-de-sac entêtant.L’atelier est un chaos où j’essaie de fabriquer de l’ordre dans les décombres créés en cherchant la sortie aussi proche qu’improbable, et que je redoute. L’addition de mes essais d’envol est une soustraction de place. Où je me bats avec le temps sur lequel je gagne, puisqu’il me rapproche chaque jour davantage de ma libération. Que j’y fasse quelque chose ou rien, d’ailleurs. C’est donc le lieu de refuge, où l’assiégé barricadé, embusqué, résiste. La désespérance contient l’espérance. C’est finalement le lieu de retournement où le travail met la tête à l’envers et permet de rêver à la lune sous les jupes de la nuit.
Roland Roure, Salon d’art, Bruxelles, 2006

« Aujourd’hui, je deviens lentement un sculpteur », disait, en 1988, Roland Roure.

Jean Planche, texte de présentation de l’exposition à la Galerie Mirabilia, Lagorce, 2007